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lundi 28 février 2011

23 septembre 2010 / Le Parc National de la Gaspésie

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Nous retournons dans le Parc National de la Gaspésie et cette fois, nous longeons la rivière Sainte-Anne.






Accroupie, je tente de capturer la beauté et la puissance de cette rivière à saumon.







Chute Sainte-Anne


Lumière et transparence


Les couleurs de l’automne.




Nous roulons dans le Parc, émerveillés par la splendeur des montagnes






Et comme si nous n'avions pas vu suffisamment de beauté aujourd'hui, la nature nous offre encore deux cadeaux :


…ces orignaux, au loin, une femelle et son petit


…et ce coucher de soleil sur Cap-Chat.
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21 septembre 2010 / Mont Albert, Parc National de la Gaspésie

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Cet après-midi, nous nous retrouvons dans le Parc National de la Gaspésie.
Tout juste en entrant dans l’aire de stationnement, ne voilà-t-il pas qu’une gelinotte huppée traverse le chemin.
C’est le branle-bas de combat dans l’auto. Je dois changer d’objectif.
Ça y est, je suis prête.


Je prends les photos de l’intérieur du véhicule, la vitre baissée, le zoom posé sur la portière.


La gelinotte avance nonchalamment, me jette un coup d’œil, fait un pas, puis un autre, s’arrête, me regarde à nouveau.


Nous traversons la rivière Sainte-Anne, afin de nous rendre vers le sentier du Mont Albert.



Le sentier du Mont Albert n’est pas toujours facile.
En un peu plus d’une heure nous atteignons le Belvédère de la Saillie, qui se trouve à 400 mètres du point de départ (3,4 kilomètres de sentier).


La vue donne sur le Gîte du Mont Albert, qui est bien calé au fond de la vallée et encerclé des monts Chic-Chocs.


Lit de mousse sous les épinettes.


Nous passons par Sainte-Anne-des-Monts, où nous nous arrêtons, bien entendu, à la poissonnerie avant de retourner "chez nous", aux Méchins.

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vendredi 28 janvier 2011

20 septembre 2010 / Les Méchins

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« Pourquoi vas-tu à la mer l’automne ? »
C’est ce que me demandait une amie italienne qui ne comprenait pas ma joie de parcourir les berges du St-Laurent par temps gris et froid.
Pourquoi?
Parce qu’à cette période de l’année, j’ai la plage pour moi seule
J’ai la mer, pour moi seule.
Enfin presque…
Ce matin, voici les amis qui la partagent avec moi.
Le grand héron, qui ne veut pas se faire photographier.


Le goéland marin, lui, en compagnie du goéland argenté immature et de l’eider à duvet, accepte de prendre la pose.


Finalement, sans doute pour se débarrasser de moi, le héron se résigne.


Un goéland argenté adulte, déguste un crabe pour le petit-déjeuner.


Le goéland à bec cerclé me jette un coup d’œil en passant.


Oh! Il y a même un ours dans les rochers!


Mais oui…juste là!


Hahahah!
Et cet après-midi, de la Baie des Capucins, j’aperçois les éoliennes de Cap-Chat.


Les bernaches se reposent avant de reprendre leur voyage vers le sud.


Enfin! Mon premier limicole, un Grand chevalier.
Le bec enfoui dans les plumes, il fait une sieste.


Mais il sait que je suis là. Il m’avait vue.


Je garde une certaine distance pour ne pas l’effrayer.
Pourtant quelque chose parait l’indisposer?


Aaaaaaaaaaaaaatchaaaaaa! Ça ne passait pas!


Boulette de régurgitation ou autre chose d’indigeste?


Allez, hop! Il retourne à la pêche, ça lui a donné une p’tite faim.


Je le laisse…et je vous laisse.
J’ai un souper à préparer…crevettes de Matane, pétoncles des Îles et peut-être un peu de crabe des neiges…
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dimanche 23 janvier 2011

19 septembre 2010 / St-André-de-Kamouraska

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Je suis en train de refermer ma valise, lorsque Robert me lance : « Geneviève, vient voir l’oiseau! Je ne sais pas ce que c’est mais il est assez gros.»
Par la fenêtre de notre chambre située à l’étage de ce joli B&B, j’aperçois un épervier perché sur le dossier d’une chaise de la terrasse.
Je me précipite sur mon sac qui contient tout mon attirail photo. Je change rapidement l’objectif et retourne à la fenêtre.
Il est toujours là.
Je prends quelques clichés à travers la vitre. La fenêtre ne s’ouvre pas.


Et d’en haut, ce n’est pas l’idéal.
Je descends donc à la salle-à-manger, dans le but de faire de meilleures photos.
Je dis à l’aubergiste qui discute avec des clients :
-Ne bougez pas! Il y a un épervier, je vais essayer de le photographier.
Mais trop curieuses, les trois personnes se dirigent vers la verrière.
Mon épervier n’appréciant pas tant d’admirateurs quitte sa chaise.


Vue en plongée, de ma chambre, ce n’était peut-être pas l’idéal mais au moins j’ai pu immortaliser cet Épervier brun.

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dimanche 26 décembre 2010

Décembre 2010 / Un aigle plus que royal

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Je suis dehors avec Alexandre, mon fils de 23 ans et je discute avec lui.
C’est rare qu’un de mes enfants prête autant attention à ce que je dis, lorsque je parle d’oiseaux. C’est ma passion, pas la leur.
Par exemple il m’est arrivé de leur dire : « C’est formidable! Aujourd’hui, j’ai photographié une paruline tigrée, c’est la première fois que j’en voyais une. » Ou encore : « La paruline bleue s’est posée juste devant moi et…»
Et ils me répondent en se moquant gentiment de moi, avec un enthousiasme feint : « Ah ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii! Une paruline tigrée! Une paruline bleue! »
Je réalise donc qu’ils ne savent même pas de quel oiseau il est question.
Alors j’en profite aujourd’hui puisqu’Alexandre semble intéressé.
Je lui parle des rapaces car il y en a un qui vient de se poser sur l’antenne de télévision.
Il est superbe.
Il est immense!
C’est la première fois que je vois un aigle, si près de moi.
Il a une aile entrouverte et le soleil lui colore des plumes ébouriffées, brunes, rousses et dorées.
Ça ferait une si belle photo!
« Et regarde sa tête, il y a des plumes qui forment une couronne.
Je ne sais pas si c’est dû au vent ou si cette espèce a vraiment une couronne. »

Et, bien sûr, je n’ai pas mon appareil photo.
Il est en haut dans la chambre.
Le temps d’aller le chercher, l’oiseau sera parti.

À peine l’ai-je pensé, l’oiseau s’envole.

Je dirais qu’il est trois fois plus gros qu’un pygargue à tête blanche.
Je n’ai jamais vu un rapace de cette taille.

« Regarde comme elles sont larges ses ailes.
Ça te permet d’identifier l’espèce »

Et l’oiseau en rejoint deux autres, plus haut dans le ciel.
Je les vois tournoyer, le soleil tout au centre
C’est magnifique!

Je voudrais tant avoir mon appareil photo!

Et…


…je me réveille…

Oui, je sais, moi aussi j’aurais voulu que ce soit vrai.

Je suis certaine d’avoir été influencée par ce superbe documentaire du National Geographic, Sur les ailes des rapaces, que j’ai vu il y a quelques jours mais aussi, par les centaines d’étourneaux venus se régaler dans les vignes de mon voisin.



Eux au moins, je les ai pris en photo… de ma chambre…la fenêtre grande ouverte, à -12 degrés.


Ils n’étaient pas très proches mais les photos sont…acceptables.


Avec celle-ci,


... je lui fais une petite beauté et, à vous qui me lisez, je souhaite:


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mardi 26 octobre 2010

Le mardi, 10 août 2010 / Elle court, elle court, l'hermine...

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Ils dorment tous, dans le chalet.

Comme c’est souvent le cas, je suis la première à me lever.

Je prends mon appareil déjà muni du zoom et je sors.

Je descends vers le lac.

Trépied et appareil sur l’épaule, j’enjambe le tas de bois de plage pour me retrouver sur une toute petite berge caillouteuse.

Je m’installe, tant bien que mal. Ça me semble être l’endroit idéal pour surprendre un canard ou un plongeon huard, si je parviens à rester immobile.

De toute façon, plus question de bouger, je suis coincée entre l’eau du lac et l’amoncellement de bois de plage.

De cet endroit, j’aperçois le chalet que nous louons d’habitude. Il est magnifique dans son écrin de pins rouges.



Deux mouettes de Bonaparte m’offrent quelques secondes de ballet.




Soudain, j’entends un bruissement derrière moi.

Je me retourne, les buissons ondulent.

Il y a un animal qui se balade là-dessous!

Une toute petite tête apparait l’espace d’une seconde, me regarde et disparait.





Mais c’est…un vison…une belette…une …une…? Oui, une hermine!

Elle se faufile dans les bleuets, puis dans le bois de plage et sa petite tête émerge à nouveau.





« Mais, que fais-tu là, Pitchounette? N’aie pas peur! Arrête de bouger comme ça! Comment veux-tu que je fasse une bonne photo? Ce que tu es belle! Pitchounette?
Où es-tu? »

Je vois au mouvement des buissons qu’elle s’éloigne.

Quelques courtes minutes s’écoulent, les arbustes se remettent à danser.

Pitchounette est de retour!




Après avoir répété le même manège, elle s’approche de moi.

Si près. Trop près. À 10 cm de ma chaussure.

Je fais un petit mouvement sec du pied car je ne sais pas jusqu’où elle à l’intention de se rendre.

Et si elle me grimpait dessus?

J’ai en tête l’histoire de certains mustélidés qui vident leur proie de leur sang et trainent le cadavre beaucoup plus gros qu’eux, sur de longues distances, afin de les manger.

D’accord, je suis disons, plus imposante qu’un lapin ou une poule mais, si elle ne s’intéressait qu’à ma jugulaire et non ma voix amicale?

Oui, je me trouve ridicule. Elle est si petite et ne témoigne aucune agressivité.

Pourquoi n’en sais-je pas plus au sujet des hermines et de leur comportement?

Et puis pourquoi n’ai-je pas apporté tout mon attirail photo?

Je ne réussis à la prendre qu’en mettant le zoom à 100 mm, et en tenant mon appareil à bout de bras, au dessus de ma tête, tellement elle est proche.




J’espère bien viser, puisque je ne vois rien.

...

Mon hermine part et ne revient pas.

Je suis un peu triste. À cause de mon ignorance, serais-je passée à côté d’une nouvelle amitié?



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